Le Siège de Savannah est une bataille de la Guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique allant du 16 septembre 1779 au 18 octobre 1779.Le siege de Savannah

En 1778, la ville de Savannah est capturée par les Britanniques et un an après les Etats Unis avec l’aide de la France tentent de reprendre Savannah.

Les francais recrutent plus de 500 soldats haitiens pour prendre part à cette bataille historique qui fut la deuxième plus sanglante de la guerre d’Indépendance des Etats-Unis.

Parmi les blesses des Chasseurs-Volontaires indigènes de Saint-Domingue on cite:

(Source AGH - Association de Genealogie d’Haiti)

- Benoit-Joseph-André Rigaud, des Cayes, âgé de 26 ans,
- Pierre Faubert, des Cayes âgé de 27 ans,
- Laurent Férou, des Côteaux, âgé de 14 ans,
- Guillaume Bleck, de Saint-Louis-du-Sud, âgé de 34 ans,
- Gédéon Jourdan, du Petit-Trou de Nippes, âgé de 22 ans,
- Louis-Jacques Beauvais, de Port-au-Prince, âgé de 23 ans,
- Jean Piverger, d'Aquin, âgé de 31 ans,
- Pierre Cangé, du Grand-Goâve, âgé de 31 ans,
- Pierre Cangé,
- Jean-Pierre Lambert de la Martinique, âgé de 51 ans, résidant à Port-au-Prince,
- Pierre Tessier, de Port-au-Prince, âgé de 23 ans,
- Césaire Savary, de Saint-Marc, âgé de 23 ans,
- Jérôme Thoby, de la Petite-Rivière de l'Artibonite, âgé de 26 ans,
- Barthélémy-Médor Icard, de la Petite-Rivière de l'Artibonite, âgé de 26 ans,
- Christophe Mornet des Gonaïves, âgé de 30 ans,
- Jean-Louis Froumentaine, de St-Louis du Nord, âgé de 27 ans,
- Jn-Baptiste Chavannes de Sainte-Rose du Nord, âgé de 24 ans,
- Martial Besse. du Terrier-Rouge, âgé de 20 ans,
- Jean-Louis Vilatte, du Cap, âgé de 26 ans,
- Jean-Baptiste Léveillé, du Cap âgé de 28 ans,
- Jean-Baptiste Léveillé,
- Luc-Vincent Olivier, de Sainte-Rose du Nord, âgé de 26 ans,
- Pierre Auba, de Quartier-Morin, âgé de 29 ans,
- Pierre Astrel, de Plaisance, âgé de 26 ans,
- Jean-Baptiste Mars Belley, du Sénégal, domicilié à Sainte-Rose du Nord, âgé de 33 ans,
- Henry Christophe, de la Grenade, domicilié au Cap, âgé de 22 ans.

La tâche du sacrifice n'était pas cependant à son terme pour ce corps indigène.

Chasseurs-Volontaires indigènes de Saint-Domingue

Index partiel des noms de personnes au siege de Savannah

Recherche : Andrée-Luce Fourcand

ASTREL (Pierre). Sans renseignements.

BEAUVAIS( Bauvais) (Louis-Jacques). Homme de couleur. Instituteur avant 1789 Général. à Jacmel, le Bauvais était à la tête de la légion de l'Ouest. Commandant du Mirebalais en 1793. Commandant le Marigot et de Saltrou en 1794. En 1795, il est confirmé dans son grade de général de brigade par le décret du 5 thermidor, an 3 (23 juillet 1795). Le 9 août 1799, il est destitué par Roume, agent du Directoire exécutif. Le 13 septembre de la même année, il quitte Saint-Domingue avec le dessein de se rendre en France pour informer le Directoire de tout ce qui se passe dans la colonie. Bauvais, pour qui, la perspective d'une guerre civile n'enchantait guère, n'atteindra jamais la France. Le bâtiment qui le transporta de Curaçao coula à pic. La mer fut sa dernière demeure.

Source : Thomas Madiou, Histoire d'Haïti, Index des noms de personnes : p.375. Tome 1 (1492-1799), cité en pages : 102, 104, 105, 108, 112-115, 126, 128, 131, 133, 140, 141, 143, 145, 155, 167, 170, 186, 192, 207, 210, 219, 234-237, 242, 243, 245, 246, 250, 257, 263, 269, 276, 283-285, 291, 296, 298-302, 213, 320, 324, 330-332, 339-341, 345, 356, 357, 361, 367, 393, 395, 422, 423, 429-433, 441, 447, 458-461. Tome 2 (1799-1803), cité en pages : 6-8, 10, 11, 13, 15-19, 21, 37, 76. Tome 3 (1803-1807), cité en pages : 82, 408. Tome 7 (1827-1843), cité en page 114. Tome 8 (1843-1846), cité en page 169

BELLEY (Jean-Baptiste Mars). Ancien esclave, affranchi vers 1758. De Laveaux, il reçoit le commandement des troupes de lignes, en 1793. Le 23 et le 24 septembre (1793) l'assemblée électorale du Cap nomma cinq représentants : Mills, Buissière, Laforest, hommes de couleurs, Dufay, natif de Paris, Garnot, blanc et Mars Belley, citoyen noir d'une grande moralité. Ils étaient chargés de demander à la Convention la confirmation de la liberté générale proclamée par les commissaires civils. En 1795, il siège au Conseil des Cinq Cents. En 1794, devant le Conseil général de la commune, Mars Belley, le député noir, s'écria : « Je fus esclave dans mon enfance. Il y a trente-six que je suis devenu libre par mon industrie; je me suis acheté moi-même. Depuis, dans le cours de ma vie, je me suis senti digne d'être Français. Je n'ai qu'un mot à vous dire : c'est que, c'est le pavillon tricolore qui nous a appelés à la liberté ; c'est sous ses auspices que nous avons recouvré cette liberté, notre patriotisme et le trésor de notre prospérité ; et tant qu'il me restera dans nos veines une goutte de sang, je vous jure, au nom de mes frères, que ce pavillon flottera toujours sur nos rivages et dans nos montagnes.»

Source : Thomas Madiou, Histoire d'Haïti, Index des noms de personnes : p. 377. Tome 1 (1499-1799), p. 102. Cité en pages : tome 1 : 179, 191, 221, 223, 225, 227, 310. Tome 2 : 176

BESSE (Martial). Métis, né au Terrier-Rouge, près du Fort-Dauphin, dans la partie du Nord, en 1759, il meurt à Saint-Domingue selon certains, sur ses propriétés de Melun selon d'autres. Fusilier dans le régiment Royal-Auvergne, en 1779, congédié, en 1783, il revient à Saint-Domingue, où il sert dans la milice. Sonthonax en fait un lieutenant-colonel, en 1793, un chef de brigade l'année suivante, et lui confie le commandement en second de l'Ouest qu'il vient de retirer à Monbrun (juin 1794). De retour en France, il débarque à Rochefort en août 1794, et promu général de brigade en avril 1795, avant de repasser à Saint-Domingue, vraisemblablement aux côtés du général agent d'Hédouville. En 1799, l'agent Roume lui confie le commandement d'une expédition pour soulever les Noirs de la Jamaïque, dans laquelle sont impliqués le général métis Antoine Chanlatte et l'adjudant général Devaux. Toussaint Louverture ayant relevé ce projet au gouverneur de la Jamaïque, son allié, l'entreprise avorte, et le chef noir fait condamner Besse à 15 ans de fers. Rentré en France, il revient en 1802, aux côtés de Leclerc qui le renvoie à la fin du mois de juillet, lui reprochant d'avoir parlementé avec les insurgés. Revenu à Haïti il sert Christophe qu'il aidera efficacement dans sa guerre contre le président Pétion.

Source : La Révolution de Haïti, Général Pamphile de Lacroix. édition présentée et annotée par Pierre Pluchon. Editions Karthala. Paris. 1995. Index biographique, page 459.

BLECK. Famille d'hommes de couleur libres, mulâtres. Plusieurs frères : Pierre-Hyacinthe qui épousa Marie-Jeanne le 19 août 1775, Guillaume qui épousa Anne-Marie-Louise fille de Madeleine, noire libre, le 19 février 1776, Hyacinthe, sellier aux Cayes et entrepreneur de bâtiments, Joseph, tué à l'attaque du camp Mercy le 16 février 1792.

Source : Les Assemblées paroissiales des Cayes à St.Domingue (1774-1793). Françoise Thésée. Les ateliers Fardin. Port-au-Prince. 1982. Notices biographiques, page 182.

CANGÉ (Pierre). S'agit-il du chef de bataillon, puis général CANGÉ ? La narration de Madiou ne permet pas de relier ce CANGÉ, ni à la Campagne de Savannah, ni à la Campagne de Floride. Chef de bande sous Lamour Dérance, Ce CANGÉ a combattu dans les troupes de Rigaud pendant la guerre civile. Il se fait proclamer général en 1802. Il commande le fort Campan, dans les hauteurs de Léogane. Il est parmi les généraux qui signent l'Acte de l'Indépendance d'Haïti en 1804. En 1806, Henry Christophe le fit arrêter et fusiller.

Source : Thomas Madiou, Histoire d'Haïti, Index des noms de personnes : p. 427 . Tome 2 (1799-1803), Cité en pages : 376, 393, 417, 469, 472, 476, 4580, 486-489. Et tome 3 (1803-1807) . Cité en pages : 9, 12, 18, 21, 40-42, 44-46, 48, 64, 65. 81-83, 90, 91, 94, 106, 109, 146, 150, 151, 155, 162, 187, 217, 240, 241, 250, 273, 320, 464.

CHAVANNES (Jean-Baptiste). Ce Mulâtre libre, originaire de la partie du Nord, avait participé au siège de Savannah pendant la guerre d'indépendance américaine. Il accompagna Vincent Ogé dans sa prise d'armes contre le Cap, par amitié plutôt que par conviction.

Source : La Révolution de Haïti, Général Pamphile de Lacroix. édition présentée et annotée par Pierre Pluchon. Editions Karthala. Paris. 1995. Index biographique, page 465.

CHRISTOPHE (Henry). Nègre libre, né à la Grenade en 1767, mort au Cap-Haïtien, en 1820. Il participe au siège de Savannah sous les ordres de l'amiral d'Estaing, et, pendant la Révolution, rallie le soulèvement servile. Ce lieutenant de Toussaint, aspire à la succession de l'empereur Dessalines, quand celui-ci est assassiné en 1806. Ayant échoué, face au Mulâtre Pétion, il se proclame roi, en 1811, et règne de manière dictaroriale sur le nord d'Haïti jusqu'au jour où une révolte générale le pousse au suicide.

Source : La Révolution de Haïti, Général Pamphile de Lacroix. édition présentée et annotée par Pierre Pluchon. Editions Karthala. Paris. 1995. Index biographique, page 465.

CHRISTOPHE? MORNET(MORNAY). Colonel, commandant militaire noir du Port-au-Prince, sensible à la condamnation qu'Hédouville avait prononcé contre Toussaint, celui-ci le fait arrêter et fusiller aux débuts (tel quel) de la guerre du Sud, en 1799.

Source : La Révolution de Haïti, Général Pamphile de Lacroix. édition présentée et annotée par Pierre Pluchon. Editions Karthala. Paris. 1995. Index biographique, page 466.

DILLON (Arthur, comte). Né en Irlande en 1750, il fut guillotiné à Paris au mois d'avril 1794. Gouverneur de Tabago en 1786, il est élu député de la Martinique en octobre 1789. Le 4 mars 1791, il soutient Moreau de Saint-Méry contre les représentants des Libres venus à la barre de l'Assemblée nationale, en qui il dénonce des « domestiques stipendiés par l'étranger et stylés par une prétendue société de philanthropes ». Il juge que l'octroi de la citoyenneté aux Libres ne relève que des colonies, à l'exclusion de la métropole, comme le décret du 8 mars 1790 et l'instruction du 28 le stipulent. Mais un an plus tôt,( tel quel) en mars 1790, Dillon était d'un avis contraire, comme Reynaud de Villevert.

Source : La Révolution d’Haïti, Général Pamphile de Lacroix. Edition présentée et annotée par Pierre Pluchon. Editions Karthala. Paris. 1995. Index biographique, page 471.

Esmangart. (ESMAGARD). Trois frères, François-Marie-Hyacinthe, Charles- Hyacinthe, Claude Florimond sont propriétaires d'une habitation, sucrerie dite Bagatelle à la place des Cayes, de la sucrerie Rochester et de la caféterie Plaine à Boyer à Torbeck. Charles Hyacinthe eut une fille Geneviève-Mathilde qui épousa un Leroy de Chavigny.

Source : Description topographique, physique, civile politique et historique de la partie française de l'isle de Saint-Domingue. Moreau de Saint-Méry. Tome 3. Paris. Page 1485. Société française d'Histoire d'Outre-Mer, Paris. 1984.

ESTAING (Jean-Baptiste-Charles-Henri-Hector, comte d'). Né à Ravel P.-de-D.) en 1729, colonel d'infanterie, il fait campagne aux Indes et aux Iles de la Sonde (1758). Lieutenant-Général des Armées en 1763. Gouverneur Général de Saint-Domingue (1764-1766). Vice-amiral (1767) prend part à la Guerre d'indépendance américaine, s'empare de Sainte-Lucie et de la Grenade. Rallié à la Révolution, il commande la Garde Nationale de Versailles, de Brest et de Tours, nommé Amiral par la Législative, il est arrêté en 1794 et guillotiné, le 28 avril. Archives Col. C 9a 120, 124, 127, 128, C9b 17 bis.

Source : Description topographique, physique, civile politique et historique de la partie française de l'isle de Saint-Domingue. Moreau de Saint-Méry. Tome 3. Paris. Page 1485. Société française d'Histoire d'Outre-Mer, Paris. 1984.

FAUBERT. Homme de couleur. Lieutenant-colonel. Colonel. Commandant du 2e bataillon de la Légion de l'égalité du Sud. La victoire de Toussaint Louverture qui met un terme à la guerre civile (campagne du Sud, 1799-1800) le contraint à l'exil. Il reviendra en Haïti en 1805. Adjudant-général en 1807. Général de brigade en 1811, Cette promotion lui vient de Rigaud, alors Président de la République du Sud..

Source : Thomas Madiou, Histoire d'Haïti, Index des noms de personnes : p.393. Tome 1 (1492-1799), cité en pages :81, 192, 264, 266, 382, 422, 427, 428, 437, 446, 448, 450, 451. 459, 464. Tome 2 (1799-1803)., cité en pages : 27, 28, 32, 45-47,49, 53, 75, 420. Tome 3 (1803-1807), cité en pages : 268, 269, 382, 385, 389, 396, 397, 455. Tome 4 (1807-1811), cité en pages : 31, 387. Tome 5 (1811-1818), cité en pages : 33, 48, 61, 62, 89-91, 97, 130.

FEROU (Laurent). Homme de couleur. Commandant sous les Français, le bourg des Côteaux dans l'arrondissement des Cayes. Avant la révolution de 1789, il n'avait été qu'un infatigable chasseur de cochons marrons ou sangliers des Antilles. Ayant choisi de combattre les Français, en 1803, il dirige l'insurrection de la Grand'Anse. Signataire de l'Acte de l'Indépendance. Du sort des ressortissants Français, il est du camp de ceux qui privilégient la solution de la déportation. En mars 1804, son chef hiérarchique ordonna le Massacre général des blancs français. Il obéit. Cependant, il s'entend avec Bazile, Thomas Durocher pour en sauver un grand nombre.

Source : Thomas Madiou, Histoire d'Haïti, Index des noms de personnes : p.394. Tome 1 (1492-1799), cité en pages : 422. Tome 2 (1799-1803)., cité en pages : 164, 397, 399, 408, 520-525, 527, 529, 536. Tome 3 (1803-1807), cité en pages : 10-13, 15, 17, 29, 27-30, 63, 66, 67, 146, 150-152, 155, 160, 164, 176, 187, 209, 212, 217, 235, 267, 267, 274, 283, 298, 314-317, 333, 345, 366, 371, 374, 376, 399, 400, 440, 445-447, 476, 488.

FERRAND DE BAUDIÈRE. L'ancien sénéchal du Petit-Goave qui, à l'instar de l'abbé d'Osmond au Club Massiac, demandait l'union des Blancs et des Libres, métis et noirs, fut assassiné par les patriotes, ainsi que Sanite Dopson, mulâtre libre, propriétaire, résidant dans le même quartier que le magistrat, Hargous, habitant blanc de la paroisse d'Ouanaminthe, périt dans les mêmes conditions que Ferrand. Toujours en 1789.

Source : La Révolution d’Haïti, Général Pamphile de Lacroix. Édition présentée et annotée par Pierre Pluchon. Editions Karthala. Paris. 1995. Index biographique, page 475.

FONTAGES (François vicomte de). Né à Gannat en 1740, il meurt à Montluçon en 1822. Major du régiment du Cap en 1775, major général de troupes de débarquement à Savannah, major général des troupes de Saint-Domingue en 1780, lieutenant-colonel, puis colonel du régiment du Cap, 1784, commandant de la partie du Sud en 1785, maréchal de camp e 1786, il démissionne en avril 1790. Propriétaire d'une Habitation aux Gonaïves, du chef de son épouse, il reçoit le commandement des troupes des Gonaïves en 1791, et signe un concordat avec les Libres. Sa tête est mise à prix à la fin de 1792, aussi passe-t-il dans la partie espagnole, à la fin du mois de mars 1793, et sert dans l'armée espagnole jusqu'à la fin de 1794. Passé en Europe, il reprend du service en Espagne en mai 1795, mais il est fait prisonnier des Français en 1808. En 1811, il demande à servir dans l'armée impériale. Il sera promu lieutenant général en août 1814.

Source : La Révolution d’Haïti, Général Pamphile de Lacroix. Édition présentée et annotée par Pierre Pluchon. Editions Karthala. Paris. 1995. Index biographique, page 475.

Froumentaine. Sans renseignements

ICARD (Veuve). Il s'agit d'Anne Royné, veuve Desqueyroux, native de St-Denis de Nantes, qui avait épousé à Léogane le 2 février 1758 Jean-Jacques Hyacinthe Icard, négociant natif de Marseille. Elle avait une fille Marianne-Françoise, baptisée le 30 mars 1761.

Source : Description topographique, physique, civile politique et historique de la partie française de l'isle de Saint-Domingue. Moreau de Saint-Méry. Tome 3. Paris. Page 1500. Société française d'Histoire d'Outre-Mer, Paris. 1984.

JOURDAN (Gédéon). Sans renseignements.

Leveillé (jean-Pierre, Baptiste). Né en Afrique, cet ancien esclave, est mort au Cap en mai 1802. L'un des trois colonels noirs avec Pierrot et Pierre Michel à avoir libéré le gouverneur Laveaux et l'ordonnateur Perroud, lors du « complot » du général métis Villatte (1796). Général de brigade aussitôt après cette action, il quitte l'île avec Hédouville, quand celui-ci est chassé par Toussaint. Revenu à Saint-Domingue avec Leclerc, il meurt trois mois après son retour.

Source : La Révolution de Haïti, Général Pamphile de Lacroix. édition présentée et annotée par Pierre Pluchon. Editions Karthala. Paris. 1995. Index biographique, page 490.

MAITLAND. (S'agit-il de Thomas ?). Ce général (1759-1824), qui avait servi dans l'inde contre Haïder-Ali fut le dernier commandant en chef britannique à Saint-Domingue, qu'il évacua, sans être battu, en 1798. Très habilement, il échangea son départ volontaire avec Toussaint contre une alliance avec le chef noir et l'Angleterre, qui ne voulait pas voir la France recouvrer sa colonie, naguère si riche. Par deux conventions secrètes, il reconnaissait, non l'apparition d'un état noir en Amérique, mais l'indépendance de fait des anciens esclaves.

Source : La Révolution d’Haïti, Général Pamphile de Lacroix. Édition présentée et annotée par Pierre Pluchon. Editions Karthala. Paris. 1995. Index biographique, page 492.

MIRANDA (Francisco). Général vénézuelien. Né à Caracas en 1750. En Espagne, en 1767, il s'engage dans l'armée. Il rejoignit les forces franco-espagnoles qui volaient au secours des treize colonies d'Amérique en guerre avec l'Angleterre. Il trouve, en Pétion et Dessalines, un support indéfectible pour briser le joug de l'Espagne en Amérique du Sud. Fait prisonnier en 1812, il est embarqué pour Cadix. Il y décède en 1816.

NOAILLES (Louis, Marie, vicomte de). Né à Paris en 1756, ce fils du maréchal duc de Mouchy meurt à La Havane en janvier 1804. Mestre de camp en 1779, le beau-frère de La Fayette participe à la campagne d'Amérique. Sous Estaing, il se distingue aux combats de la Grenade et de Savannah, puis passe aux états-Unis dans le corps de Rochambeau. Membre de l'assembée des notables. Député de la noblesse de Nemours aux états généraux, se fait remarquer en votant l'abolition des droits seigneuriaux, président du comité militaire en 1791, maréchal de camp la même année, il démissionne en 1792, après la déroute de Quiévrain due à l'indiscipline des troupes. émigré en Angleterre (1792), passe à Philadelphie (1793), spécule sur les terres d'Asylum, se fait rayer de la liste des émigrés en 1800 et reprend du service à Saint-Domingue , en décembre 1802, comme général de brigade. Commandant du Môle Saint-Nicolas, il dupa les Anglais quand vint le moment de la capitulation. à la faveur de la nuit, il gagne Cuba, cependant certains des navires de son convoi sont capturés. Sur la route de la Havane, il monte à l'abordage d'une corvette anglaise, dont il s'empare, mais succombe à ses blessures quelques jours après.

Source : La Révolution d’Haïti, Général Pamphile de Lacroix. Édition présentée et annotée par Pierre Pluchon. Editions Karthala. Paris. 1995. Index biographique, page 497.

OLIVIER (OLLIVIER, Vincent). Nègre libre, ancien esclave du précédent (i.e. Ollivier, Habitant de Ste-Rose, participa à l'expédition de Carthagène, 1697). Avait participé au siège de Carthagène (1697). Capitaine des nègres libres du Cap, puis capitaine général des milices de couleur, il mourut en 1780 à 120 ans. Habitant, propriétaire aux Bois-Blancs, paroisse de Sainte-Rose.

PIVERGER (Jean). Un PIVERGER dans Madiou. Homme de couleur. Colonel, officier dans l'armée de Rigaud. Il commande un corps de 300 hommes. Lors d'une bataille impliquant ses soldats et ceux de Jean-Jacques Dessalines, il est fait prisonnier. Il est envoyé en prison à St-Marc. à son retour à Saint-Marc, Dessalines reçoit de Toussaint Louverture de fusiller 600 rigaudins, dont PIVERGER. Année 1800.

Source : Thomas Madiou, Histoire d'Haïti, Index des noms de personnes : p. 419. Tome 1 (1492-1799), Cité en pages : 422, 437. Tome 2 (1799-1803). Cité en pages 65, 67, 82, 85

Rigaud (André). Né aux Cayes le 17 janvier 1761, il y mourut le 18 septembre 1811. Ce métis libre, qui participa au siège de Savannah pendant la guerre d'indépendance des états-Unis, devient l'un des chefs de sa classe au moment de la Révolution. Lieutenant-colonel en mai 1793, colonel de la légion de l'égalité du sud et, en juillet 1793, commandant intérimaire de la partie méridionale dont il fait une république de métis, qu'il sauve de l'occupation, quant les Anglais envahissent Saint-Domingue, en 1793-1794. Général de brigade en juillet 1795, il s'oppose à la volonté séparatiste de Toussaint Louverture, qui massacrera les troupes et la population sudistes de sang-mêlé au cours de la campagne de 1799-1800. Contraint à la fuite, il reviendra aux côtés de Leclerc qu'il renverra en France, perdant ainsi la confiance des métis. Rigaud s'échappera et débarque à Saint-Domingue, le 19 avril 1810, où il prend la tête d'un état sudiste dans l'île.

Source : La Révolution d’Haïti, Général Pamphile de Lacroix. Édition présentée et annotée par Pierre Pluchon. Editions Karthala. Paris. 1995. Index biographique, page 504.

Renseignements supplémentaires : Rigaud est l'aîné d'une famille de cinq enfants dont une fille Angélique et quatre garçons : Augustin, François, Joseph et lui-même. Son père français, huissier de justice, était légalement marié à Rose BOSSY, une guérisseuse sénégalaise. Rigaud a pu faire de bonnes études et apprendre à Bordeaux l'orfèvrerie. Rigaud s'est engagé en 1777, comme fourrier dans le corps des chasseurs volontaires commandé par le comte d'Estaing. Il fut blessé, en 1779, au siège de Savannah et en 1780, à bord du vaisseau l'Annibal, au cours d'un combat naval. De retour au pays, il se reconvertit dans la milice et épousa Marie-Anne VILLENEUVE, qui lui donna en 1784 Louis, son premier enfant. État de service d'André Rigaud. Pièce No 1 du dossier de Rigaud (D.R.) 638 G.B. 2e série. Archives Historiques du ministère français de la Guerre; état-major de l'armée de Terre (S.H.A.T). Les pièces du dossier sont numérotées de 1 à 117.

Source : Article de Claude B. Auguste, « André Rigaud, Leader des Anciens Libres » Revue de la Société haïtienne d'histoire, de géographie et de géologie, 72e année, vol 52, No 187, mars 1996.

ROUVRAY (Laurent, François Le Noir « marquis » de). Né à Boynes en 1733, il meurt à Philadelphie en 1798. Il sert au Canada où il est blessé et obtient un brevet de colonel en 1768 l'année même où il épouse une créole, Rose, Angélique d'Alesso d'éragny, descendante d'un ancien gouverneur général des Iles du Vent. Par la marquise, Le Noir se trouvait l'allié du comte d'Ennery, ancien gouverneur général de Saint-Domingue, que la mort empêchera de briguer un ministère. Pendant la guerre d'Amérique, il prend part au siège de Savannah, à la tête des chasseurs volontaires de couleur ; il est promu maréchal de camp en 1788. Il avait acquis des créanciers des Jésuites, leur sucrerie et leur caféterie. Favorable aux Libres, partisan d'humaniser l'esclavage, il aurait été l'inspirateur des ordonnances libérales du maréchal de Castries de 1784 et 1785. Contre les Amis des Noirs, il publie, aux frais du Club Massiac, De l'état des Nègres. élu député de la partie du Nord et reconnu comme suppléant par l'assemblée nationale, il rentre à Saint-Domingue en 1790. Il commande le cordon de l'Est lors du soulèvement des esclaves du nord. Visiblement, il aspirait à remplacer Blanchelande au gouvernement général. La seconde Assemblée coloniale lui retire sa confiance, à a fin de 1791, lui reprochant d'avoir pris le parti des Libres. Dans une lettre des 6 et 7 décembre 1791, il écrivait à sa fille ; « Nous avions tout contre nous, ma chère enfant : un gouverneur imbécile, sans courage et incapable de suivre de bons conseils, une assemblée de sots ou d'intrigants? » Il revient dans l'île occupée en 1796 ; son fils édouard et lui servent sous les Anglais.

Source : La Révolution d’Haïti, Général Pamphile de Lacroix. Édition présentée et annotée par Pierre Pluchon. Editions Karthala. Paris. 1995. Index biographique, page 505.

SAVARY (Césaire ou Sézaire). Métis, maire de Saint-Marc en 1791, il faisait partie de la Confédération de l'Ouest (aux côtés d'Hanus de Jumécourt, de Coustard, de Fontages, de Decoigne, de Roy de Lagrange) qui avait pour objet d’affermir l'union des Blancs et des Libres dont le Port-au-Prince), mené par Caradeux et Borel, ne voulait pas. Comme tous les propriétaires métis, il prend ses distances avec Sonthonax et Polvérel, et, alors qu'il voulait livrer la région de Saint-Marc aux Espagnols, il l'ouvre aux Anglais, en décembre 1793, entraîné par Lapointe, commandant militaire métis de l'Arcahaie. En 1797, il était colonel d'infanterie dans le corps du prince de Galles.

Source : La Révolution de Haïti, Général Pamphile de Lacroix. édition présentée et annotée par Pierre Pluchon. Editions Karthala. Paris. 1995. Index biographique, page 506.

TESSIER. Capitaine en 1791. Camp de Diègue. Extrait : « Les affranchis s'organisèrent en compagnies et en escadrons. Daguin fut nommé major-général, Pierre Café et Marc Borno commandants ; les principaux capitaines furent Aubrant, Doyon, Tessier, Pétion, Labastille ; Jean-Baptiste Boyer fut nommé porte-étendard. Ils donnèrent la liberté à 300 esclaves noirs et mulätres dont ils formèrent plusieurs compagnies sous la dénomination de Suisses. » Colonel en 1799. Commandant du fort de Bellevue, près de Léogane.

Source : Thomas Madiou, Histoire d'Haïti, tome 1 (1499-1799), p. 102. Index des noms de personnes : p. 427. Cité en pages : 102, 422, 437, 462, 463.

THOBY. [S'agit-il de Victor ou Thoby jeune (lieutenant). Le 28 mars (1821), un conseil spécial militaire présidé parle général Despoutren Marion, convoqué à Saint-Marc en vertu de l'odre du Président d'Haïti (Jean-Pierre Boyer), d'après la lettre du général Bonnet des 12 et 21 mars, dénonçant les généraux de brigade Victor Thoby et Dossous comme ayant pris part à la conspiration qui eut lieu dans les journées des 23, 24, 25 février, condamna les dits Thoby et Dossous à la peine de mort après avoir entendu les conclusions du colonel Jean-Marie Saladin, juge rapporteur. Ils furent exécutés le lendemain en présence des troupes et d'une affluence considérable de citoyens.

Source : Thomas Madiou, Histoire d'Haïti, tome 6 (1819-1827), p. 185. . Index des noms de personnes : p. 427. Cité en pages : 117, 118, 131, 132, 144, 174-176, 179, 180, 185.

Vilatte ou VILLATTE (Jean-Louis). Né à Saint-Domingue en 1751, il y mourut en mai 1802. Mulâtre libre, engagé comme dragon au régiment de la Reine, en 1768, congédié peu après en raison de son trop jeune âge, grenadier dans la compagnie Bargeton en 1769, congédié pour ancienneté en 1777, il rentre à Saint-Domingue où il s'engage dans les chasseurs volontaires et participe au siège de Savannah pendant la guerre d'Amérique, ainsi qu'au siège de Pensacola. Servant dans les milices, il est nommé capitaine d'une compagnie franche à cheval, par Rochambeau en décembre 1792, lieutenant-colonel de cavalerie par Sonthonax, puis commandant du Cap en 1793, colonel en 1794 par Laveaux. Promu général de brigade en 1795, il tente un coup de force contre le gouverneur de Laveaux et l'ordonnateur Perroud, vraisemblablement en accord avec Pinchinat et Rigaud, dans des conditions troubles, à cette époque postérieure à l'abolition de l'esclavage du 29 août 1793, pendant laquelle les Libres propriétaires se défient des commissaires qui s'allient aux Noirs, surtout Sonthonax et aussi le gouverneur de Laveaux pour écraser les métis. La conjuration de Villatte semble être le résultat des man?uvres calculées de Laveaux et Perroud, associés à Toussaint. Arrêté par la première agence du Directoire (Sonthonax, etc.) et déporté en 1796 en France, où il est emprisonné avant d'être déchargé de toute accusation par arrêté des consuls du 28 mars 1800. Il rentre à Saint-Domingue aux côtés de Leclerc et s'éteint au Cap le 7 mai, trois mois après son arrivée.

Source : La Révolution d’Haïti, Général Pamphile de Lacroix. Édition présentée et annotée par Pierre Pluchon. Editions Karthala. Paris. 1995. Index biographique, page 513.