L’élu du nord et ancien président du Sénat met toutefois en garde contre des divergences entre les deux branches du corps législatif sur le cas Bélizaire qui pourraient entraîner une aggravation de la crise politique née de l’arrestation arbitraire du parlementaire ; contre-offensive des Députés qui souhaitent mener leur propre enquête sur l’événement du 27 octobre

Publié le jeudi 24 novembre 2011

Le Sénateur Kély Bastien, l’un des chefs de file de l’ancienne plateforme présidentielle INITE, a réagi jeudi favorablement à l’appel au dialogue et à la réconciliation du Président Michel Martelly en le qualifiant de « geste d’apaisement » susceptible de créer les conditions nécessaires à l’initiation d’un débat sur les grands problèmes nationaux.

Du point de vue de l’ancien président du Grand Corps, de nombreux secteurs commencent à être fatigués de l’omniprésence de l’affaire Arnel Bélizaire qui focalise toute l’attention de l’opinion publique depuis un mois.

Dans un message préenregistré, le chef de l’Etat a invité les Députés à emboîter le pas aux Sénateurs dans la recherche d’un compromis et annoncé son intention d’engager des discussions avec les deux autres pouvoirs sur les questions de fond au profit de la population.

Faisant part du souci de divers acteurs et observateurs de la vie politique de voir ce dossier connaître un dénouement heureux, Kély Bastien souligne qu’il est impérieux que la solution soit de nature à renforcer la cohésion entre Sénateurs et Députés et non à les diviser. Les deux Chambres du Parlement représentent un même pouvoir et doivent donc s’exprimer d’une seule voix tout en gardant leur autonomie respective, a poursuivi le parlementaire.

Il prévient que la crise risquerait de s’aggraver et les priorités de l’heure pourraient être totalement négligées si d’aventure le Sénat et la Chambre basse se prononçaient de manière discordante sur l’arrestation, fin octobre, du Député Arnel Bélizaire, le premier grand scandale ayant éclaboussé le nouveau régime.

Les présidents des différentes commissions permanentes ont appelé le président de la Chambre des Députés, Sorel Jacinthe, à diligenter une enquête sur cette affaire face au refus du Sénat d’approuver les recommandations d’une commission spéciale d’enquête portant sur l’interpellation du super ministre de l’intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale, Thierry Mayard Paul.

Avant cette ultime manœuvre visant à classer définitivement le dossier, le ministre de la justice et de la sécurité publique, Josué Pierre-Louis, également incriminé, mais lâché par l’Exécutif, avait rendu son tablier