Lassé par une anarchie permanente et généralisée qui conduit Haïti au bord du gouffre, le gouvernement étasunien décide d'envoyer les Forces américaines en Haïti. Le débarquement américain a lieu dans l'après-midi du 28 juillet 1915. Le Washington arrive dans la rade de Port-au-Prince. Le soir, les Marines débarquent à Bizoton. Ils ne tardent pas à s'emparer des Principaux postes de Port-au-Prince. Par convention, les Etats-Unis s'engagent à maintenir l'ordre dans le pays et à rétablir les finances nationales et prennent la direction de la Gendarmerie d'Haïti, du Service d'hygiène et des Travaux publics.

Cette période d'occupation est marquée par la résistance paysanne des "Cacos" ou révolutionnaires du Nord, qui firent leur soumission au président Dartiguenave. La Gendarmerie d'Haïti et les Marines entreprirent une campagne contre ceux qui refusèrent. Après une accalmie, début 1919, l'instauration de la "corvée" obligeant les paysans à fournir six journées de travail par an pour l'entretien des routes allait mettre le feu aux poudres. Quelques 5 000 paysans se soulèvent au mot d'ordre de Charlemagne Péralte. Ce dernier périt dans une embuscade le 1er novembre 1919; sa mort et celle de Benoît Batraville annoncent la fin de la révolte des Cacos vers l'été 1920.

Le 21 août 1934, les Etats-Unis quittent le pays. Le bicolore national flotte à nouveau sur les Casernes Dessalines, d'où il avait été descendu en 1915. "Que désormais, dit le président Vincent à cette occasion, il soit l'emblème respecté d'une petite Nation ayant la volonté de vivre dans la liberté par l'Ordre et dans le Travail sous l'égide salutaire de la paix publique"

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