En octobre 1991, l'Organisation des Etats américains (OEA) décide de boycotter Haïti pour punir les militaires. Du 23 au 25 février 1992, les accords de Washington sont signés entre le président étasunien et une commission parlementaire haïtienne en vue du rétablissement de la démocratie. Cette tentative de sortie de crise se traduira par un échec dans les mois suivants, les autorités de facto ayant tout fait pour "torpiller" ces accords. Le 13 juin, Marc Bazin (parti "centriste" MIDH) est nommé premier ministre par les autorités de facto.

En janvier 1993, M. Caputo représentant spécial des secrétaires généraux de l'ONU et de l'OEA, est chargé de la mise en oeuvre du plan de sortie de crise préparé par Aristide. Le mois de février voir le déploiement de la mission civile ONU/OEA (MICIVIH) en Haïti afin de garantir le respect des droits de l'homme. Le 8 juin 1993, Bazin démissionne. Huit jours plus tard, le Conseil de sécurité des Nations Unies adopte la résolution 841 imporsant, à compter du 23 juin, un embargo sur les armes et les produits pétroliers en Haïti. Le 3 juillet, est signé l'accord de l'île à New-York par le président Aristide et le général Cédras. Le 17 juillet, les différentes parties haïtiennes signent le pacte de New York, destiné à faciliter la mise en oeuvre du processus de retour à la démocratie, en appui à l'accord précité. Le 27 août, M. Malval est investi au poste de premier ministre. Le 11 octobre, le Harlem Country, avec son équipe de militaires canadiens et américains de la MINUHA chargés de former le corps de police haïtien, arrive en Haïti. Il est bloqué par la milice FRAPH. Le 12 octobre: le navire rebrousse chemin. Les 13 et 14 décembre 1993 se réunissent les quatre pays amis d'Haïti (Canada, Etats-Unis, France et Venezuela) à Paris, prévoyant un renforcement des sanctions après le 15 janvier 1994 si les militaires n'appliquent pas l'accord du 3 juillet.

Le 9 mai 1994, le Conseil de sécurité des Nations Unies adopte la résolution 917 élargissant le régime de l'embargo: en plus des sanctions économiques et politiques contre Haïti, les exportations de produits manufacturés sont stoppées. Le 30 juillet: dernier vol commercial (Air France) au départ de Port-au-Prince. Le lendemain est adoptée la résolution 940 du Conseil de Sécurité des Nations Unies autorisant le recours à la force. Le 17 septembre, l'ancien président américain Jimmy Carter arrive en Haïti pour mener des négociations avec Cédras. Le 19 septembre, est décidée l'intervention de la force multinationale, à dominante étasunienne. Le 12 octobre voit la démission et le départ pour Panamà des généraux Cédras et Blamby.